Campus Booster par Supinfo en 2001,la plateforme Arel par l’école EISTI en 2004 ou plus connu encore Moodle en 2002 à l’Université de Curtin (Australie). Mais il existe aussi des plateformes commerciales (Blackboard crée en 1997, Desire2Learn en 1999).
L’ambition de ces plateformes était d'améliorer la pédagogie des enseignements :
Tout en apportant des avantages économiques pour tous les acteurs :
Mais ces solutions n’ont pas reçu l’accueil escompté de la part des étudiants et des professeurs (source : letudiant). La cause de ce manque d'engouement n’est pas véritablement liée aux qualités des plateformes mais plutôt à la difficulté de faire adapter ces outils pédagogiques. Comment faire adopter l’outil autant par les élèves que par les professeurs ? Comment suivre cette adoption au sein de l’établissement ? Autant de questions qu’il faut se poser pour réussir à apporter la meilleure réponse aux besoins des élèves et des professeurs. Bien sur la qualité de l’outil joue un rôle très important et les possibilités techniques n’ont pas été pas aussi riche qu’aujourd’hui, ce qui a limité le succès de ces plateformes.
Pour autant elles n’ont pas disparues et continuent d’être utilisé. La plupart de ces plateformes ressemblent aujourd’hui à des portails qui permettent aux élèves et professeurs de communiquer, partager et échanger du contenu.
Le MOOC ou comment adapter l’enseignement aux nouvelles technologies
Ces dernières années ont vu l’apparition d’une nouvelle génération de plateformes d’e-learning, les Massive Open Online Course, ou MOOC. Coursera, Edx ou Udacity sont les plus connues et suscitent un engouement international. Certaines écoles ont décidé de surfer sur la vague, par exemple l’école Polytechnique de Paris qui utilise Coursera pour mettre à disposition ses cours. En profitant de l’audience et de l’efficacité des MOOC, les écoles peuvent gagner en visibilité et ainsi améliorer le recrutement des meilleurs élèves.
Le succès de ces plateformes repose sur la combinaison de plusieurs facteurs :
Ces plateformes exigent également un haut niveau d’évaluation pour s’assurer de la qualité d’apprentissage. Sur ce point la, certains cours sont particulièrement difficiles à évaluer comme l’enseignement musical, où l’évaluation se fait par les autres participants (un retour d’expérience très intéressant sur ce sujet). Contrairement au cours informatique où un système d’évaluation permet de valider automatiquement les programmes écrit par l’apprenant. Concernant les échanges et le suivi des participants, ceux ci sont organisés par les professeurs (forums, discussions direct en groupe ...).
C’est un modèle très avantageux pour de l’auto-formation. En effet, l’autonomie et la discipline des participants sont les facteurs essentiels à la réussite de ce modèle. Pour autant, l’outil n’est pas réellement adapter à la pédagogie des écoles où l’accompagnement des étudiants est essentiel.
Le Blended Learning ou comment adapter l’informatique aux enseignements classique
L’apprentissage hybride ou Blended Learning a pour but d’améliorer le processus d’apprentissage en associant aux méthodes d’enseignements des professeurs, les avantages qu’offrent les outils informatiques. Notamment, le Blended Learning permet de suivre à la fois des cours en présentiel et des cours en ligne. Le manque d’interaction qu’on reproche souvent aux modèles d’e-learning classique sont ici mise en avant.
L’outil permet aux enseignants d’adapter la formation suivant la progression des élèves. Quant à ces derniers, ils assimilent le contenu des cours plus aisément.
Présentation des quatre principaux modèles de Blended learning:
Il est important de prendre en compte les critères suivants avant de choisir le modèle le mieux adapté à l’école:
Voici un livre blanc sur l’apprentisage mixte (source : its learning) qui explique très bien les différents modèles avec des exemples concrets et les avantages de chacun.
L’e-learning : vers un avenir certain
L’e-learning se développe timidement en France mais ne cesse de progresser avec un marché en pleine croissance (de 2% en 2012 avec une prévision de 30% en 2022 (source educadis). De plus en plus de plateformes innovantes voient le jour dans le monde de l’éducation . Voici quelques exemples:
Aujourd’hui l’apprentissage ne ressemble plus au modèle scolaire classique, elle évolue aussi à travers la société où le but n’est plus seulement d’apprendre mais de mieux apprendre.
Présenter la pédagogie d’une nouvelle manière aide à mieux aborder des sujets à la fois complexes et variés. La réussite de l’apprentissage passe nécessairement par le plaisir d’apprendre. Ses nouvelles générations de plateformes et ses nouveaux modes d’apprentissages permettent d’envisager l’e-learning comme l’avenir de l’apprentissage, quelque que soit le milieu (professionnel, éducatif, personnel). Pourquoi ne pas se lancer dès aujourd’hui ?
*source des images educationelements/ edtech